« L’Île-de-France est plus que jamais aux côtés du Mali »

mardi 5 février 2013
par  JL Gaget
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Les opérations militaires conduites par la France au Mali peuvent-elles avoir des répercussions dans le territoire de Kayes, une région avec laquelle l’Île-de-France a, depuis 20 ans, un accord de coopération ?

Roberto Romero : Oui, naturellement, même si la région de Kayes, situé à l’ouest du Mali, est éloignée du théâtre des opérations. Les conséquences sont toutefois indirectes : arrivée de populations réfugiées, proclamation de l’état d’urgence sur tout le territoire malien, annonce de restrictions budgétaires importantes qui toucheront également les collectivités territoriales et donc l’assemblée régionale de Kayes. Autant de raisons qui justifient le renforcement de notre engagement tant en Île-de-France, pour appuyer la mobilisation citoyenne et soutenir le gouvernement et l’armée française, qu’au Mali pour garantir la réalisation de nos projets de coopération.

Compte tenu de la situation délicate que traverse l’ensemble du Sahel, l’Île-de-France avait déjà dû réorganiser il y a deux ans les moyens dédiés à cette coopération avec la région de Kayes. Ne craignez-vous pas que la crise actuelle vienne remettre en cause les projets engagés ?

Kayes © Didier Gentilhomme

R R : Dès 2011, pour des motifs de sécurité, nous avons dû rapatrier la jeune Francilienne qui représentait la Région Île-de-France à Kayes et freiner tout envoi de Franciliens sur le terrain. Pour autant, nous avons tout fait pour maintenir, voire même renforcer, les projets engagés avec notre partenaire malien. La Région a désormais un représentant recruté localement et nos partenaires sont régulièrement reçus en Île-de-France afin de poursuivre le travail engagé, notamment dans le domaine de la formation et l’éducation. Loin de suspendre, nous allons donc bien au contraire poursuivre les projets avec nos partenaires, et continuer d’y associer les associations de la diaspora malienne, largement représentée et active en Île-de-France.

Après le coup d’état militaire du 22 mars 2012, la France a suspendu certaines de ses aides, dans l’attente d’une feuille de route vers la transition démocratique. Avez-vous envisagé une telle hypothèse s’agissant de l’aide francilienne ?

R R : Tout d’abord, rappelons que la décision du gouvernement de l’époque ne portait pas sur l’aide humanitaire. En ce qui concerne la Région Île-de-France, la nature des actions qu’elle mène et l’ampleur des besoins sur place ne justifient pas à ce stade de suspension du partenariat, bien au contraire. Ce serait une sanction injuste pour des populations locales déjà éprouvées par la crise que traverse le Mali depuis de nombreux mois. Nous maintenons nos projets sur le terrain et soutenons en parallèle des projets d’aide d’urgence dans d’autres régions au Mali pour répondre aux besoins de première nécessité.

Photos : Roberto Romero © Nathalie Mohadjer/Le bar Floréal ; Kayes © Didier Gentilhomme


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Brèves

Gestion des ressources naturelles : Le bon progrès du cercle de Nioro-du-Sahel

jeudi 15 février

Le cercle de Nioro du Sahel a accueilli, du 8 au 10 février 2018, une mission de supervision des réalisations du Projet de gestion des ressources naturelles et changements climatiques (PGRNCC). La mission était conduite par le conseiller technique du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Seydou Keïta. Il était accompagné de Boureïma Camara, directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD) qui assure la coordination du projet, de Moussa Sissoko, directeur de la Cellule de la planification et de la statistique de l’eau, de l’assainissement et du développement rural et de Moustapha Kanté, préfet du cercle. Situé à l’Est de Nioro, le village de Yéréré fut la première étape de la mission. C’est dans une ambiance festive que la délégation a été accueillie par le maire de la commune, Gagny Diawara. Après avoir souhaité la bienvenue à ses hôtes, il les a conduits sur les différents sites de réalisation. A quelques encablures du village se trouve l’espace d’arboriculture fruitière de Moussa Dembélé que la délégation a visité. Le verger d’une superficie d’un hectare a coûté 2, 7 millions de FCFA avec un apport personnel du bénéficiaire en nature d’une valeur de 271 950 FCFA. suite de l’article ICI

Afrique : les légumes indigènes, une solution contre la faim ?

mercredi 1er novembre 2017

CAMILLE LAVOIX 30/10/2017 Alternatives économiques

« Vraiment, vous n’avez jamais goûté du fonio avant ? Et personne ne connaît en Europe ? Mais vous n’avez pas internet ou quoi ? Ici, on en mange tous ! » Le chauffeur de l’Institut d’Economie rurale à Bamako hésite entre stupeur et ricanements. Il n’arrive pas à croire qu’un aliment aussi basique, et doté en outre de tant d’avantages, soit presque méconnu en dehors du continent. « Le fonio (comme le moringa, le bambara, et des centaines d’autres) est une graine indigène, qualifié par les économistes de « sous-utilisé ». Pourquoi « sous utilisé » alors même que des millions d’Africain plantent ces graines ? Parce que leur potentiel nutritionnel et économique est considérable, mais que leur culture n’est pas ou peu encouragée par les politiques publiques et qu’elles sont ignorées par beaucoup de chercheurs.Lire la suite

Elections le 17 décembre

vendredi 13 octobre 2017

Election des conseillers communaux, de cercles et régionaux : Le 17 décembre 2017 aura lieu l’élection des conseillers communaux dans les 59 communes des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal qui n’ont pas pu voter le 20 novembre 2016, en raison du climat sécuritaire . A la même date aura lieu l’élection des conseillers de cercles et des régions (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal) ainsi que du district de Bamako. Le couplage de ces scrutins, selon le gouvernement, permettra notamment de réduire le coût et évitera de convoquer plusieurs fois de suite le même corps électoral.La campagne é aura lieu du vendredi 1er au vendredi 15 décembre 2017. Pour la première fois les conseillers de cercle, de région et du district de Bamako seront élus au suffrage universel direct.

Insécurité alimentaire et malnutrition : les bons points du PLlAM à Nara et à Nioro du Sahel

samedi 1er octobre 2016

Avec un taux d’exécution global de 78,55 %, le Programme conjoint de Lutte contre l’Insécurité Alimentaire et la Malnutrition (PLIAM) peut se targuer désormais d’avoir servi à quelque chose dans ses zones d’intervention, les cercles de Nara et de Nioro du Sahel. Le programme, qui tire vers la fin de sa première phase, a enregistré au cours de celle-ci des acquis très encourageants. A titre d’exemple, sur 42 investissements structurants prévu, 37 ont été réalisés au 30 Juin 2016, pour un montant global de 1,952 milliard de FCFA. 11 747 mutualistes ont bénéficié de soins de santé à travers les centres conventionnés, 86 % des femmes enceintes ont effectué des Consultations Prénatales au cours de leur grossesse et le taux de guérison de malnutris aigus modérés par an pour les adhérents pris en charge au niveau des CSCOM a bien augmenté. 92 % des enfants de moins de 5 ans dorment désormais sous moustiquaire imprégnées. Autres résultats, l’appui à 76 Unions de Banques de céréales pour 9 900 membres, qui disposent d’une opportunité de ravitaillement pendant la soudure, 17 Banques d’Aliment Bétail qui ont augmenté et / ou disposent de fonds de développement, 600 ménages vulnérables qui ont amélioré leur capacité de résilience face aux chocs et 185 organisations de Producteurs qui ont eu accès aux services des Structures Techniques. Enfin, 103 ouvrages hydrauliques réalisés ou réhabilités ont permis de desservir 44 000 Bénéficiaires .... Yaya Samaké Source : 22 Septembre En savoir plus sur http://maliactu.net/mali-insecurite...