Compte-rendu de mission TAD

lundi 1er mars 2010
par  A Plée
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COMPTE-RENDU DU VOYAGE AU MALI DU 12 AU 29 JANVIER 2010
Barrages de la commune et réunion GRDR

Les barrages de Samantara et Seridji ont été visités dans le cadre de la mission Essonne-Sahel.

Le barrage de Sandaré a été visité par la délégation Trans-Aide, avec le même objectif que E-S : M. Gruber, H. Autissier, MY Oizan-Chapon.

Pour les autres barrages de la commune pris en charge par le GRDR, un CR nous est fait par le délégué GRDR sur la commune.


SAMANTARA
Ce barrage est visité suite aux dégradations importantes subies au cours de l’hivernage 2009. La délégation, accompagnée par B. Corbel, ingénieur hydraulicien de la délégation ES constate
- A gauche : un infiltration d’eau (défaut de ciment ? Faiblesse du terrain ?....) est allée jusqu’au bassin de dissipation qui s’est écroulé sur une bonne partie.
- A droite, l’eau a rongé sous le bassin de dissipation qui a reculé.
Les résultats de l’expertise n’étaient pas encore rendus. B Corbel précise que l’ouvrage est particulièrement haut, ce qui pourrait le fragiliser, et dit que ce type de barrage très court, très haut, (pour peu d’hectares inondés) n’est pas à reproduire dans ces régions qui ne disposent pas toujours de bons matériaux. Il lui semble cependant que des réparations sont possibles.

SERIDJI
Visite in situ du barrage et du problème : destruction totale du début de la partie gauche, toujours pas réparée, alors que l’engagement avait été pris, par les villageois, auprès d’ Essonne-Sahel et Kared de commencer les travaux en novembre...
Une réunion a lieu au village, les paysans présents nous expliquent que pour diverses raisons agricoles, les travaux n’ont pu commencer. Ils seront lancés dès la fin de ce mois.
Cette année, les nappes phréatiques semblent avoir été abondées suffisamment (6/7 m) et la récolte du riz devrait suffire à l’autosuffisance alimentaire. La culture du mil et du sorgho, pour les paysans sahéliens, sont des cultures traditionnelles auxquelles ils tiennent.
Pour le riz, des rhizomes de riz sauvage envahissent très vite les cultures rizicoles plantées et sont très dures à éradiquer. Adama Diallo, l’ingénieur agronome de Kared, leur indiquera le désherbant approprié afin de relancer la culture du riz.
Le maïs est vendu localement à Sandaré et Kayes.
Il y a 3 forages fonctionnels, dont un spécifique pour abreuver les animaux.
Le maraîchage est en cours.

SANDARE
A la visite du barrage, nous avons pu constater les réparations effectuées sur le front du barrage et sur le bassin de dissipation. Cependant, ce dernier devrait être, par la suite, réhabilité. On voit peu de traces de culture du riz, par contre les maraîchages s’étendent de plus en plus.
Une réunion s’est tenue sur la base de l’objet de la mission E-S, avec 10 propriétaires et usagers, 2 jeunes élus du Conseil Municipal et les représentants de Trans-Aide. Le maire étant absent, Amadou Traoré (directeur école de Diabé) le représente. En fin de réunion, présence de Mama Diarra, et deux femmes : Tata et Sokona de la coopérative des maraîchères.
Michel Gruber rappelle l’objectif de la mission E-S : analyser les résultats socio-économiques de l’utilisation des bas-fonds dans le but de rassembler des informations, négatives et/ou positives, de comprendre les difficultés, afin de lancer les projets futurs dans lesquels E-S, Kared, les migrants et les villageois s’impliqueront.
Le maraîchage est en constante augmentation à Sandaré village et se diversifie de plus en plus, cependant l’écoulement devient plus difficile et l’emmagasinage n’est pas assez développé. Une partie est vendue sur le marché de Kayes. Sur ces cultures, les bas-fonds de Sandaré attirent des cultivateurs étrangers (burkinabé entre autres) qui cultivent des parcelles à la saison et avec succès.
La culture du maïs est pour l’auto-consommation familiale.
Le mil et le sorgho restent l’alimentation de base et les villageois donnent la priorité à cette culture.
Les résultats de la culture du riz pratiquée en décrue à partir de juin, est difficile à évaluer, il ne suffit pas à la consommation familiale.
La délégation a remarqué le faible nombre de parcelles cultivées en riz et s’interroge.
- Il est répondu qu’il y a beaucoup de mauvaises herbes dans les bas-fonds, qu’elles ont augmenté depuis deux ans, particulièrement le riz sauvage très dur à retirer et qui neutralise très vite la culture du riz semé. Il y a un manque d’outils pour désherber et un besoin d’herbicides (mais lequel ?).
- D’autre part, la récolte du mil et du sorgho n’étant pas terminée, la main d’oeuvre manque pour débuter la culture du riz sur toutes les parcelles en même temps comme cela devrait être pratiqué. (au cours de conversations, nous avons cru comprendre qu’il y a une sorte de conflit de génération sur l’alimentation : les vieux préfèrent le goût du mil, les jeunes celui du riz... !)
Financement de l’entretien et des réparations du barrage :

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Recensement des parcelles du BF

Amadou a été chargé, depuis mars 2009, de recenser les parcelles de cultures dans les bas-fonds pour évaluer une participation financière de tous les bénéficiaires. Une sensibilisation a été nécessaire mais ne semble pas apporter encore tous ses fruits : difficultés à récolter les fonds : cf le document de J. Soudrie ci-attaché « recensement des parcelles du bas fonds » qui donne le détail de ce travail.
Quelques points posent encore problèmes :
- Peux-t-on faire payer les planches qui n’ont pas pu être cultivées ? ...probablement bonne question quand on sait que les parcelles ne sont pas toujours données à temps aux femmes pour une pleine et bonne saison de culture.
- Doit-on saisir les propriétaires pour leur demander d’avertir les exploitants qu’ils seront signalés au recensement pour un prélèvement en février ?
Trans-Aide confirme qu’en ce qui les concerne, la décision est prise de ne plus participer à l’entretien des barrages, qui est, une fois l’ouvrage réalisé, de la responsabilité des villageois. Les efforts de Trans-Aide porteront désormais sur l’investissement de nouvelles structures dans d’autres villages de la commune qui en exprimeront le besoin.
Pompes de forage
2 sont encore en activités sur 8 autrefois. Trans-Aide redit l’importance de les maintenir en état pour pallier à un éventuel arrêt même provisoire (entretien, réparation, panne..) de l’AEP ;
Les animaux transhumants ont leur propre abreuvoir, il n’y pas de problème avec les exploitants et il n’a pas semblé nécessaire d’établir une convention d’utilisation.
En conclusion, et dans l’intérêt de tous, M.Gruber rappelle l’importance de fournir tous les éléments susceptibles d’aider à monter les futurs projets qui devront tenir compte des expérience du passé, mauvaises ou bonnes, afin d’ éviter de commettre les mêmes erreurs.

GOUNOUGUEDOU (petit barrage construit en 2009 par le GRDR dans cadre TKLM)
40 UPA de 1200m2, 7 hectares ont été inondés.
Il y a eu un essai de culture de riz, (les paysans sont réticents, pour eux c’est tout nouveau, ils ne sont pas prêts), soit 15/40 UPA avec 4 variétés : Sikassoise / Ouassa / BR4 / Nerika , une seule UPA a obtenu 270kg sur les 1200m2, les autres ont fait entre 12 et 15 kg. Un certain découragement est apparu en cours de route.
Remarque : le parcellaire a été fait un peu tardivement, cela a retardé l’ensemencement du riz, mais l’ingénieur GRDR, Fousseyni Diop, reste optimiste pour l’année prochaine.
Cultures de décrues : elles ont constitué les ressources de l’année. De nouvelles variétés ont été introduites : maïs, haricots, niébé. Les paysans ont visité une parcelle du PADDY à Yélimané : malheureusement des divagations d’animaux ont détruit les récoltes. Diop a conseillé une clôture globale.
Maraîchage fait par les femmes sur leur hectare associatif (à chaque barrage construit avec le GRDR, il est attribué 1 hectare pour les femmes), elles ont bénéficié de 500g de graines d’oignons, et 25kg de plants de pommes de terre et des plants de pourghères pour créer des haies vives. ils attendent la fin de la saison de culture pour faire une première analyse des résultats.
Il y a 2 puits dans le village 11m et 13m avec une colonne d’eau de 8m chacun, l’un est privé.
Il y a 2 forages et grâce à tout cela, le village a maintenant suffisamment d’eau.
Financement des réparations : après chaque récolte, 25% est réservé pour les projets de réparation et mis dans un grenier à grains. Un comité de gestion a été mis en place.

KORONGA (barrage construit en 2009 par le GRDR dans cadre TKLM)
haut de 1m50 avec fondations de 2m
49UPA de 1900m2, pour inonder 11 hectares
Il n’y a pas eu d’eau dans le bas-fonds cette année, car pas de pluies suffisamment abondantes. De plus la rivière a sa source très loin. Le sol est sableux. Cependant, la nappe phréatique a été correctement abondée, les puits sont bien remplis.
Il n’a pas été possible de planter du riz. Il n’y a pas eu de cultures de décrues.
1 hectare a été attribué à l’association des femmes mais n’a pas été cultivé. Elles ont bénéficié également de plants de pourghères, 500g de graines d’oignons et 25 kg de pommes de terre, mais ces dernières ont pourri.
Les forages ne fonctionnent pas, malgré 2 réparations sur 4 d’entre eux.

DIALLARA (petit barrage construit en 2009 par le GRDR dans cadre TKLM)
hauteur du barrage maxi 1m20
Le parcellaire n’est toujours pas programmé. Il y a une digue filtrante en amont mais il faut en faire une autre, le but étant de diminuer l’érosion et de favoriser l’alimentation de la nappe phréatique. Il n’y a pas de rivière, c’est seulement un bas-fonds.
Les femmes bénéficieront d’1 hectare pour cultiver. Comme rien n’est terminé, elles n’ont pas bénéficié des semences.

TKLM est maintenant suivi par Sandrine Vincent, en remplacement de Mamadou Diarra au GRDR à Kayes.

Dans le cadre du programme TKLM comprenant les 3 barrages précédents, il était prévu des puits pastoraux à Seoundé et Madina Thiancoureni. Ils sont terminés, réception provisoire effectuée en décembre 2009.
Un comité de gestion a été créé pour chaque puits, une convention établie : 500 cfa par par passage de troupeau de 100 bêtes et 2000 CFA/mois pour les animaux des villageois Dans la convention il y a interdiction de cultiver dans un diamètre de 100m..
Le forage à Seoundé est de 49m et abonde un puits d’une hauteur de 21m par pression refoulée. Situé à 1 km du village il sert aux villageois.
Seules les cultures de pluies permettent l’autosuffisance alimentaire
Il n’y a pas de moulin à mil
Lutte contre l’érosion : GRDR / Helvetas / ADR par reboisement, mais aussi par une gestion des déchets, un mode de labour, de nouvelles techniques culturales....Du matériel a été fourni. 23 villages ont reçu une formation. Pour le reboisement, les eaux et forêts ont conseillé la pourghère (haies) et le gommier (gomme arabique très demandée). De jeunes élèves ont reçu une éducation environnementale en 5ème année (CM2), en bambara, sur le village de Diabé par Issa Moussa, avec élaboration de 2 cahiers pédagogiques, avec photos (1 pour la commune, 1 pour Diabé).
Nota : MY Oizan-Chapon s’est rendu, en moto, sur deux sites de reboisement. ½ hectare chacun entouré d’un beau grillage.
Seridji : arrosé une fois par semaine, les pousses font 20 cm.
Sur 200 gommiers, 85 sont en état. Sur 150 pourghères, 148 sont en bon état.
Sandaré : l’arrosage n’a pas été poursuivi, les pousses restantes commencent à s’assécher.

Trans Aide Draveil


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